Etape I du processus de Cession – Acquisition
Se préparer – Être accompagné

Préambule

Que l’on se place du point de vue d’un vendeur en évoquant une cession, ou du point de vue d’un acquéreur en évoquant une acquisition, le changement de propriétaire d’une société relève toujours d’un moment crucial de la vie de tout entrepreneur. Nous vous proposons ainsi de vous présenter de manière pratique et chronologique, les grandes étapes nécessaires à la formalisation juridique du processus de cession – acquisition d’une société. Le but n’est bien évidemment pas de rédiger un article doctrinal mais de pouvoir familiariser le lecteur aux points d’attentions à avoir.

Étape I – Se préparer – Être accompagné

La décision de céder sa société n’est pas anodine pour le chef d’entreprise qui l’a souvent créé et/ou façonnée aux termes de nombreux efforts, ladite cession emportant d’ailleurs la réalisation du travail d’une vie en cas de départ en retraite. La décision d’acquérir une société n’est pas anodine non-plus et les motivations peuvent être nombreuses : changement d’activité, ou dans le cadre d’une activité préexistante : croissance externe, acquisition d’un savoir-faire complémentaire, etc. En somme, cela pourrait prêter à sourire, mais l’aspect psychologique n’est pas à négliger en amont de toute opération. Pour y être prêt, il faut s’y être préparé et être accompagné par des conseils ayant une pratique constante de ce type d’opérations.

Les Bons Réflexes :

  • Réaliser une bonne préparation ;
  • Le cas échéant choisir un intermédiaire susceptible de mettre en relation vendeurs et acquéreurs potentiels ;
  • Prévoir un solide accompagnement par un Avocat et un Expert-Comptable qui travaillent de concert (l’opération est plus complexe qu’elle n’y paraît et les enjeux notamment comptables, juridiques, fiscaux et sociaux que révèle ce type d’opération sont nombreux) ;
  • Veiller à savoir combien vaut sa société et la valoriser en adoptant a minima une approche patrimoniale et prospective (c’est sur cette base que pourra être discuté le prix de cession sachant qu’in fine la « vraie » valorisation d’une société correspond au prix auquel le vendeur consent à vendre et l’acquéreur à acquérir) ; et
  • Choisir des conseils différents pour vendeur et acquéreur (approche différenciée selon que l’on se place du côté du vendeur ou de l’acquéreur et éviter tout risque évident de conflit d’intérêt).